La réalité des personnes séropositives

Bien que la séropositivité affecte directement la santé de la personne infectée, elle a aussi des répercussions sur plusieurs autres sphères de sa vie. 

L'aspect psychologique

Encore aujourd’hui, une personne séropositive peut vivre dans la crainte et avoir honte de son statut sérologique. Elle peut cacher son infection de peur d’être discriminée ou d'être vue de manière négative par son entourage. Cela peut constituer un facteur de stress pour elle. 

L'aspect financier

Le travail

La séropositivité n’affecte pas que la réalité psychologique de la personne. Elle a aussi un impact sur tout l’aspect financier des PVVIH. En raison de leur santé fragile, elles peuvent devoir prendre de multiples congés ou s’absenter plus souvent du travail pour aller, par exemple, à des rendez-vous médicaux. Cela peut occasionner différentes problématiques et devenir lourd à gérer surtout s’il y a des commentaires disgracieux de leurs collègues ou des regards inappropriés de leur part. Certains individus peuvent finalement choisir de délaisser leur travail, car il devient trop difficile à gérer pour eux.

L'accès à la médication

On retrouve, dans les problèmes financiers vécus par les PVVIH, l’accès à la médication. Bien qu’au Québec, elle soit généralement accessible pour bon nombre de personnes par le biais d’assurance privée ou de couvertures autres, cela n’est pas toujours le cas. Le coût élevé des médicaments anti-VIH peut, en effet, empêcher certains individus de pouvoir se les procurer surtout s'ils n'ont pas accès au régime public d'assurance médicament. Par ailleurs, dans certains pays en voie de développement, les gens séropositifs n'ont pas toujours accès aux traitements appropriés pour leur état de santé. Ils deviennent alors plus à risque de développer des infections graves et donc de contracter le SIDA.

Les problèmes de santé mentale

Selon l’Agence de santé publique du Canada, les personnes vivant avec le VIH peuvent être sujettes aux problèmes de santé mentale. Ils peuvent découler directement de l’infection au VIH, des effets secondaires du traitement ou d’une combinaison de ces deux facteurs. Elles peuvent ressentir des étourdissements, de l’anxiété, faire de l’insomnie tout comme avoir des problèmes neurologiques en raison de leur infection (manie, démence). Le niveau de dépression serait également plus élevé chez ceux et celles ayant le VIH. Il serait aussi responsable d’une santé plus fragilisée, d’une adaptation plus difficile et d’une plus grande utilisation des ressources disponibles. Parallèlement, les personnes ayant des problèmes de santé mentale sont plus à risque d'être infectées par le VIH.

Risque de comorbidité 

Les PVVIH sont susceptibles de développer d’autres infections en raison de leur statut sérologique. Le risque de comorbidité est donc accru. Elles peuvent contracter divers ITSS (hépatite B, hépatite C, syphilis) ou encore une maladie comme la tuberculose. 

Sources utilisées: Agence de santé publique du Canada, Chapitre 3: Rapport d'étape sur le VIH/sida et les popuations distinctes: Personnes vivant avec le VIH/sida - Vivre avec le VIH et le sida, 2015. CATIE, La source canadienne de renseignements sur le VIH et l'hépatite C, Prévention.

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