Engagements et déclarations

Nous croyons que l’union fait la force. Nous aimons penser que notre voix au chapitre pourrait faire une différence. Nous préférons rêver que d’abandonner. Nous sommes solidaires avec des déclarations et des principes adoptés de par le monde par des gens qui partagent nos valeurs et nos espoirs. En ce sens :

Principes GIPA

Nous appuyons et favorisons les Principes GIPA (Greater involvement of people living with HIV /AIDS /  Participation accrue des personnes infectées ou affectées par le VIH/Sida). Nous visons une plus grande participation des PVVIH.  Cela leur donne l’occasion et le pouvoir d’assumer un rôle de premier plan dans les domaines qui les touchent. C’est aussi une reconnaissance de leur contribution.  On offre aux PVVIH l’occasion de s’impliquer, de partager leurs expériences et de se faire entendre.

Les déclarations

  • Nous sommes adhérents de la Déclaration de Denver. Celle-ci a été présentée en 1983 par un Comité consultatif de PVVIH.  C’est un cri du cœur de cette époque amère du début de l’épidémie. Premier repère éthique, social et déontologique face au VIH. Lors du Congrès national sur le sida de Denver, les PVVIH rédigent une charte que l’on peut considérer aujourd’hui comme l’acte de naissance de l’activisme Sida.
  • En 2010, nous avons signé la Déclaration de Vienne qui condamne la criminalisation des utilisateurs et utilisatrices de drogues illicites qui alimente l’épidémie de VIH et qui a des retombées essentiellement négatives sur la santé et la société. Nous avons besoin d’une réorientation complète des politiques. Cette déclaration cadre tout à fait avec notre politique de réduction des méfaits.
  • En 2012, nous acceptons la Déclaration de Washington qui présente un scénario encore impensable il y a quelques années : la possibilité de nous acheminer vers la fin de l’épidémie du sida, de notre vivant. La déclaration propose une série de recommandations du renforcement de dépistage à l’accès aux traitements pour tous et toutes.
  • Puis vint la Déclaration de Melbourne de 2014. On démontre que la fin du sida est possible si nous surmontons les obstacles de la criminalisation, la stigmatisation et la discrimination qui restent les principaux moteurs de l’épidémie. Nous rejetons les lois discriminantes, « stigmatisantes », « criminalisantes » et néfastes qui conduisent à des politiques et à des pratiques qui augmentent la vulnérabilité au VIH.

Prises de position de la COCQ sida

La COCQ sida, en complicité avec la trentaine d’organismes en VIH au Québec, a adopté un discours commun. MAINS BSL fait partie de cette coalition. Voici cette prise de position commune sur au moins trois dossiers : (Source COCQ sida)

1.Position sur la criminalisation de l'exposition au VIH

Ceci est le résumé de la version complète de la Position de la COCQ-SIDA sur la criminalisation de l'exposition au VIH. 

Contexte

Au Canada, une personne vivant avec le VIH (PVVIH) a l’obligation légale de divulguer son statut sérologique avant une activité qui comporte « une possibilité réaliste de transmission du VIH »1. Jusqu’à présent, plus d’une centaine de personnes ont été accusées dans le contexte de relations sexuelles. Une proportion importante de ces accusations a eu lieu au cours des dernières années, soit depuis 2003. Certaines PVVIH ont été déclarées coupables d’infractions criminelles graves, notamment de voies de fait graves et d’agression sexuelle. Une personne a même été condamnée pour meurtre. Les personnes condamnées reçoivent souvent une peine de prison. Par ailleurs, la vie privée de plusieurs personnes a été entravée et des renseignements très personnels ont été diffusés publiquement pendant les enquêtes policières et procès ainsi que dans la couverture médiatique souvent sensationnaliste de ces poursuites.

Énoncé de position

Tout comme l’ONUSIDA, la COCQ-SIDA considère que le recours au droit criminel n’est pas une solution appropriée pour gérer l’épidémie du VIH/sida. Le VIH/sida étant une maladie, toute réponse ou action prise relativement à l’épidémie doit se baser sur les meilleures données scientifiques disponibles et avoir comme objectif principal la santé de la population et la santé de chaque individu. La criminalisation détourne l’entière responsabilité de la prévention du VIH sur les PVVIH, au lieu de miser sur des moyens éprouvés pour les habiliter à éviter une transmission subséquente et de responsabiliser toute personne à se protéger. Contrairement à la situation actuelle au Canada, des poursuites criminelles ne devraient être entamées que dans des cas très exceptionnels de transmission réellement intentionnelle. Tout comme l’ONUSIDA, la COCQ-SIDA considère que le recours au droit criminel doit être évité dans toute autre circonstance.

Explications

Au Canada, l’utilisation du droit criminel en matière d’exposition au VIH/sida se base sur une présomption selon laquelle le droit criminel protège les individus et contribue « à encourager l’honnêteté, la franchise et les pratiques sexuelles moins risquées ».2 Cependant, tel que souligné par l’ONUSIDA, il n’existe actuellement aucune donnée scientifique qui démontre que le droit criminel contribue à la prévention de la transmission du VIH. Au contraire, l’ONUSIDA mets en garde contre le fait que l’application du droit criminel à la transmission du VIH peut avoir un impact négatif sur la santé des populations et les droits de la personne. Le recours actuel au droit criminel accentue la stigmatisation et la discrimination envers les PVVIH. Or, l’ONUSIDA indique spécifiquement que la stigmatisation et la discrimination contribuent à alimenter l’épidémie mondiale de sida. Il est en effet largement documenté à travers le monde que les violations des droits de la personne constituent des obstacles à la prévention du VIH.

1 R.c. Mabior, 2012 SCC 47 ; R.c. D.C, 2012 SCC 48
2 R. c. Cuerrier, [1998] 2 R.C.S. 371, para. 147


 

2. Position sur les services d'injection supervisée

Ceci est le résumé de la version complète de la Position de la COCQ-SIDA sur les services d'injection supervisée.

Contexte

Depuis près de 10 ans, plusieurs initiatives pour la mise sur pied de services d’injection supervisée (SIS) ont vu le jour dans différents pays, dont Insite à Vancouver, afin de tester la pertinence de cette approche de réduction des risques et des méfaits auprès des personnes utilisatrices de drogues injectables. Dans la très grande majorité des cas, des projets pilotes et de nombreuses études ont démontré la très grande pertinence de tels services, permettant de rejoindre le plus adéquatement possible les personnes utilisatrices de drogues injectables, afin de leur offrir un environnement d’injection sécuritaire, ainsi que des soins de santé auxquels elles n’avaient pas accès, et de leur permettre de gérer différemment leur consommation.

Énoncé

La COCQ-SIDA et ses membres réclament que les SIS soient implantés au Québec dans les meilleurs délais, afin que les personnes utilisatrices de drogues injectables puissent accéder à des services qui leur sont le mieux adaptés. Cette implantation doit se faire dans les lieux fréquentés par la population concernée. Toutes les régions québécoises doivent être formellement consultées afin d’identifier de potentiels modèles de SIS correspondant spécifiquement à leurs réalités respectives. Également, il est, à notre avis, absolument nécessaire que les organismes communautaires et les personnes utilisatrices de drogues injectables contribuent activement au processus d’implantation, mais aussi au fonctionnement de ces structures.

Explication

La réalité des personnes utilisatrices de drogues injectables, au Québec, révèle une forte prévalence d’infections au VIH, à l’hépatite C (VHC) et de co-infection VIH et VHC. S’ajoutent de nombreux problèmes de santé, ainsi que les surdoses, qui augmentent d’autant les risques de décès chez ces personnes. De plus, ces dernières sont souvent isolées, exclues de la société et ont de la difficulté à accéder aux soins de santé existants. Les nombreuses études sur les SIS ont démontré que ces services permettent effectivement de rejoindre les plus marginalisées d’entre elles et de réduire les risques de surdoses et d’infections au VIH ou au VHC. Ils favorisent également un lien de confiance avec ces personnes, permettant ainsi de leur offrir le support dont elles ont besoin afin de réduire les risques et les méfaits de leur consommation, voire même d’arrêter de consommer.


3. Position sur les traitements antirétroviraux comme moyen de prévention

Ceci est le résumé de la version complète de la Position de la COCQ-SIDA sur les traitements antirétroviraux comme moyen de prévention.

Contexte

Le traitement comme outil de prévention (Treatment as prevention – TasP) consiste en différentes approches utilisant les antirétroviraux afin de prévenir l’infection au VIH. Parmi ces approches : la prophylaxie postexposition (PPE ou PEP en anglais), la prophylaxie préexposition (PPrE ou PrEP en anglais), ainsi que le principe selon lequel le traitement permet de réduire la charge virale des personnes séropositives à un niveau indétectable, réduisant ainsi le risque de transmission.

La PPE, utilisée depuis plusieurs années, consiste en un traitement par antirétroviraux durant une période d'un mois suivant une exposition à un risque de transmission du VIH. Au Québec, cette pratique est bien connue et est encadrée par un protocole de soins, tant pour les expositions professionnelles que pour les expositions non professionnelles. Cette approche repose sur le postulat que le traitement préventif par antirétroviraux empêche efficacement le VIH d’envahir le système immunitaire de la personne exposée, évitant ainsi sa séroconversion.

La PPrE consiste en un traitement par antirétroviraux en prévention de l’exposition aux risques d’infection au VIH. Cette approche a fait l’objet de plusieurs recherches ayant démontré une certaine efficacité dans des contextes optimaux d’utilisation. En juillet 2013, le Ministère de la Santé et des Services sociaux émettait un avis, précisant notamment les conditions requises pour la prescription de la PPrE.

En 2008, la commission fédérale suisse responsable du dossier VIH/sida et de la santé sexuelle modifiait radicalement les perspectives en matière de prévention en émettant l'énoncé suivant : « les personnes hétérosexuelles séropositives dont la charge virale est indétectable depuis six mois ne peuvent transmettre le VIH lorsque celles-ci continuent de bien suivre leur traitement et qu'elles n'ont pas d'autres infections transmises sexuellement ».1 Un énoncé qui est loin de faire l’unanimité parmi les différentes autorités de santé publique, tant au Québec qu’ailleurs dans le monde, et ce, bien que plusieurs d’entre elles reconnaissent que le traitement antirétroviral est efficace pour réduire le risque de transmission du VIH.

Énoncé

Le traitement antirétroviral comme moyen de prévention est un outil pertinent afin de réduire le taux d’infection au VIH. Il est, en ce sens, important d'en assurer la disponibilité, sans toutefois éclipser l’accès à l’ensemble des autres outils de prévention ayant déjà fait leur preuve. L'accessibilité aux traitements doit être adaptée en fonction des besoins, des réalités particulières et de la capacité de chaque personne à y consentir. Toute prise de traitement doit systématiquement être basée sur le choix éclairé et la décision en toute connaissance de cause de la part de la personne traitée. Elle doit de plus être accompagnée d’un soutien psychosocial et d’un suivi médical adéquats. Il faut poursuivre la recherche sur ce sujet et s'assurer de transférer les connaissances acquises aux différents intervenants et différentes intervenantes de la santé et aux populations concernées. Finalement, il est impératif que toute approche préventive basée sur les traitements soit nécessairement accompagnée d’un suivi médical extrêmement serré et d’une pharmacovigilance systématique.

Explications

En matière de prévention, les approches comportementales, ainsi que l'utilisation d'outils spécifiques tels que le condom ou le matériel d'injection stérile, ont permis de stabiliser, voire même de réduire la transmission de l'infection au VIH, sans toutefois l’éliminer entièrement. De nombreuses études ont démontré que l'utilisation des antirétroviraux, notamment en complément de ces différentes approches, s’avère efficace pour certaines personnes. Cependant, la prise de médicaments antirétroviraux comme moyen de prévention peut être difficile pour certains et certaines, car elle exige une rigoureuse adhésion au traitement. Elle peut également être collectivement onéreuse, à moins que les coûts de ces traitements ne diminuent de façon importante. La TasP est donc une approche, qui, ajoutée aux autres stratégies de prévention, pourra contribuer efficacement à réduire la transmission du VIH. Cependant, le soutien à l'ensemble des autres stratégies doit être maintenu, et même bonifié, si nous souhaitons connaître une baisse significative des nouvelles infections. La possibilité que les traitements antirétroviraux supplantent éventuellement les autres stratégies de prévention, autant en termes de priorité de santé publique que de disponibilité des ressources, est source de préoccupation. Nous sommes inquiets qu'une telle approche ouvre la porte à d'éventuels recours au traitement sur une base obligatoire et contraignante. Nous ne voulons surtout pas assister à la mise en place d'injonction thérapeutique. En ce sens, le consentement éclairé de toute personne traitée demeure au centre de nos préoccupations.


La réduction des méfaits… (Source INSPQ)

L’expression « réduction des méfaits » a été adoptée par le Québec – et les traducteurs du Canada anglais – comme traduction du terme harm reduction, proposé par les Britanniques lors de l’apparition de l’approche et qui s’est imposée comme appellation de référence. Les Européens (France, Suisse, Belgique) utilisent quant à eux la traduction moins littérale de « réduction des risques ».

Comment définir cette approche?

La caractéristique centrale de l’approche de réduction des méfaits repose sur la réduction des conséquences négatives liées à l’usage des drogues plutôt que l’élimination du comportement d’usage lui-même.

Il s’agit donc de politiques et de programmes d’intervention conçus pour protéger la santé des usagers et usagères de drogues et celle de la collectivité.

Cette approche, que l’on peut qualifier de pragmatisme à visage humain, repose sur un ensemble de principes d’action:

  • tolérance à l’endroit d’un comportement socialement et moralement controversé;
  • approche coûts/bénéfices de la consommation de drogues;
  • réduction progressive des méfaits jusqu’à une éventuelle élimination de l’usage (hiérarchie d’objectifs);
  • rencontre des usagers et usagères dans leurs milieux de vie (outreach);
  • offre de services et de soins adaptés à leurs conditions physique et psychologique, assortie d’un minimum d’exigences (bas seuil);
  • soutien et accompagnement des usagers et usagères dans leurs démarches d’autonomisation et de défense de leurs droits.

D’où vient la réduction des méfaits?

L’approche de réduction des méfaits est d’abord apparue au Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Suisse et en Allemagne au début des années 1980 pour ensuite s’étendre à l’Amérique du Nord et au reste du monde, à partir de la fin de cette décennie.

L’émergence de cette approche est liée à la rencontre des problématiques de la toxicomanie et du sida chez les personnes qui utilisent des drogues par injection[1], devenues rapidement second groupe à risque pour la transmission du VIH après la population homosexuelle.

Une telle situation a forcé la remise en question des façons traditionnelles de faire en matière d’intervention liée à l’usage de drogues, basées sur la répression et l’abstinence, au profit d’une approche pragmatique inspirée d’une plus grande tolérance.

Dès lors, l’avènement de la réduction des méfaits sera le fruit d’une alliance entre plusieurs acteurs-actrices, usagersusagères de drogues, intervenants-intervenantes communautaires, professionnels-professionnelles de la santé publique et de la toxicomanie – et de la réunion sous un même chapeau d’un ensemble de pratiques, nouvelles (ex : fourniture de seringues) et plus anciennes (ex : prescription de drogues, traitements de substitution).

Quelles sont les principales pratiques de réduction des méfaits?

Au Québec et au Canada : 

  • fourniture de matériel de consommation (seringues stériles, stericups, ampoules d’eau, pipes destinées à la consommation de crack);
  • traitements de substitution pour la dépendance aux opioïdes (méthadone, buprénorphine)[2];
  • information, éducation et communication sur la consommation sécuritaire et référence des usagers-usagères de drogues vers des soins médicaux et des services sociaux;
  • travail de proximité et d’autosupport, par et pour les usagers et usagères;
  • services d’injection supervisée (SIS).

Ailleurs dans le monde : 

  • prescription d’opiacés (héroïne, morphine);
  • analyse de la composition des substances (testing);
  • changements des politiques sur les drogues (décriminalisation, dépénalisation).

Quelle est l’efficacité des pratiques existantes?

Nombre d’études ont été menées sur l’efficacité des pratiques de réduction des méfaits, particulièrement concernant trois aspects:

  • la prévention de la transmission des ITSS (principalement du VIH et du VHC);
  • l’amélioration de l’état de santé et des conditions de vie des usagers-usagères (baisse de la morbidité et de la mortalité liées à l’usage de drogues);
  • diminution de la criminalité associée et de ses conséquences.

Les conclusions de ces études sont à l’effet que la fourniture de matériel stérile et les traitements de substitution constituent des mesures reconnues efficaces, dans tous les contextes d’application.

Les autres mesures sont également réputées efficaces, mais de façon davantage contextuelle: auprès de populations plus marginales et vulnérables (prescription d’opiacés, SIS), en synergie avec d’autres mesures éducatives, de soutien et d’accompagnement (testing, changements des lois, autosupport).

Une politique efficace d’intervention en réduction des méfaits doit mettre en œuvre une diversité de pratiques, en complémentarité avec d’autres types d’approches, dans la perspective d’un continuum de soins et de services.

Initialement développée dans le domaine de l’usage des drogues (illicites, puis licites), l’approche de réduction des méfaits est dorénavant mise à contribution dans des contextes comme ceux de l’itinérance, du travail du sexe, de la violence conjugale, des mutilations sexuelles. Cette extension du champ d’application de la réduction des méfaits à d’autres problématiques est à même de susciter de nouveaux enjeux et débats au cours des années à venir 

Nos membres…

Dès les premières années de l’organisme, l’instance de l’assemblée générale annuelle a pris position sur l’appellation de nos membres. Il est alors exclu les appellations de « client », « usager », « bénéficiaire » et « patient ». Les expressions « nos gens », « nos membres » et « nos personnes » sont à privilégier.

Nos valeurs

MAINS BSL est guidé par des valeurs. Elles ont été choisies avec soins et minutie. Elles nous représentent. Elles sont nos fondements. Ces valeurs sont : le mieux-être, la responsabilisation, le respect de la personne, le professionnalisme et la coopération. Découvrez ce que ces valeurs représentent pour nous !

Politique d’attribution et d’encadrement des témoignages

Il existe à MAINS BSL une politique, c’est-à-dire une supervision et une certaine méthodologie lorsqu’une de nos personnes souhaitent partager son vécu.

Dire sa séropositivité passe par le témoignage. Dire son homosexualité passe par le témoignage. Ses enjeux sont nombreux, et pas des moindres, puisqu’encore aujourd’hui, on ne peut pas dire « Je suis séropositif » sans craindre d’être rejeté ou discriminé, et même dire son homosexualité n’est pas toujours simple. Réfléchir à la manière d’accompagner au mieux les personnes pour qu’elles puissent témoigner de manière éclairée et librement consentie est l’objectif de ce guide

Nous sommes disponibles du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 16h30. Notre équipe se fera un plaisir d’être à l’écoute afin de vous offrir les services appropriés.

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